Alexandre D'agate : La transmission chez Helyx

Helyx

·

7

minutes à lire

·

Jan 12, 2022

C'est avec la voix cassée qu'Alexandre, surnommé Alex, s'est prêté au jeu de l'interview.

A l'origine, il voyait le développement comme un loisir et ne pensait pas avoir les capacités d'en faire son métier. C'est pourtant en tant que lead développeur qu'il gagne aujourd'hui sa vie.

Dans cet article, Alexandre nous parle de son parcours, de ses motivations et de la transmission de savoirs en entreprise.

Qu'as-tu fait avant d'arriver chez Helyx ?

J'ai testé beaucoup de domaines, à commencer par une licence LLCER (Langue, Littérature et Civilisation Etrangère et Régionale), pour devenir professeur d'anglais. Mais j'ai arrêté au bout d'un an car les matières ne me plaisaient pas.

J'en avais marre d'étudier du Shakespeare et compagnie, je voulais parler anglais. Suite à ça j'ai eu plusieurs petits jobs, notamment serveur et barman.

C'est grâce à mon patron de bar que je me suis ensuite dirigé vers le domaine commercial, où j'ai tenu un an cette fois. Le contact humain me plaisait mais j'aimais moins le côté parfois arnaqueur du métier et le manque de créativité.

Cette expérience m'a amené vers le développement, secteur qui m'avait toujours intéressé. Je suis donc parti en licence MPCIE (Maths, Physique, Chimie, Informatique, Economie) pour me spécialiser dans l'informatique. Cette fois-ci, je suis resté seulement 3 mois et j'ai réalisé que l'université n'était pas du tout faite pour moi.

En 2019, Pôle Emploi m'a appelé pour me proposer une formation de développeur à l'école CEFii (Centre d'Etude et de Formation en informatique et internet). J'ai obtenu mon bac +2 en seulement 9 mois grâce à la formation en accélérée.

Qu'est-ce qui t'a donné envie d'être développeur ?

Quand j'étais petit je m'amusais avec l'ancêtre de l'ordinateur, le Commodore 64. On avait un manuel qui indiquait quoi écrire pour coder le jeu. Je ne comprenais rien à ce que je tapais, mais voir que de simples lignes de code créaient tout un univers, ça me fascinait.

LE jeu qui m'a vraiment donné envie de devenir développeur, c'est Minecraft. Lorsque j'ai appris qu'un homme seul l'avait créé en seulement quelques mois, je me suis dit que j'en étais également capable. Donc vers l'âge de 12-13 ans, j'ai commencé à me renseigner sur le développement des jeux vidéo.

Comment as-tu intégré Helyx ?

C'est toute une histoire ! Une collègue de la formation CEFii faisait son stage chez Helyx, j'avais donc liké la page LinkedIn de l'entreprise.

Un peu plus tard, j'ai vu une offre d'emploi pour être développeur au sein d'Helyx. J'y ai répondu en sachant que je n'avais pas le profil. Plusieurs mois après, en mai 2020, Yohann m'a recontacté, et je suis devenu membre de l'équipe d'Helyx !

Fun fact : Lorsque j'ai reçu le mail d'embauche, j'étais à l'hôpital pour une opération du petit doigt. J'étais déjà sur la table d'opération et somnolant quand j'ai vu la notification. J'étais tellement heureux de devenir développeur que je me fichais de ce qui pouvais arriver à mon doigt.

Pourquoi avoir rejoint Helyx et pas une autre entreprise de dev ?

La première raison : l'annonce était très "friendly". La deuxième : j'ai toujours voulu être développeur de jeux vidéo. En me renseignant sur l'entreprise, j'ai vu passer Helyx Games. Je pensais donc avoir trouvé l'entreprise de mes rêves, qui faisait aussi des jeux vidéo.

Seulement, on n'en code pas chez Helyx. Je l'ai donc choisi pour le côté familial et humain, mais aussi pour le métier de développeur web dans lequel je me plais.

Quelles sont tes missions et responsabilités au sein de l'entreprise ?

Ma mission principale est de développer.

Depuis très récemment je dois, en plus, m'assurer de la stabilité technique du projet. C'est-à-dire vérifier qu'il n'y ait pas d'erreur ou de faille de sécurité dans le code des autres développeurs.

A côté de ça, je prends aussi en charge une alternante en développement, Coralie. Mon rôle est de l'accompagner et de prendre du temps pour elle, pour qu'elle comprenne bien ce qu'elle fait. Mon but, c'est qu'en sortant de chez Helyx elle ait confiance en elle et en ses capacités. Pour ça, je la mets sur des projets pour l'aider à monter en compétences, car selon moi il n'y a rien de mieux que la pratique pour apprendre.

Ton niveau d'anglais t'a-t-il aidé pour apprendre à coder ?

Oui, l'anglais m'a pas mal aidé. C'est la langue utilisée par tous les développeurs : il faut donc pouvoir la parler et l'écrire pour comprendre ce qu'on fait et se faire comprendre des autres.

Aujourd'hui, je suis sur un projet avec une entreprise dans laquelle tout le monde parle anglais. Je le parle donc tous les matins pour les mornings avec eux. Seul bémol, je n'ai pas une très bonne prononciation.

Tu vas bientôt devenir formateur : quelles ont été tes motivations ?

J'ai toujours aimé transmettre et apprendre aux gens, d'où le fait d'avoir voulu être professeur d'anglais.

Je pense qu'en transmettant la connaissance, on finit par améliorer les gens

Au sein de notre équipe, il y a déjà Yohann qui donne des cours à des master de My Digital School. Je lui ai donc parlé de mon envie d'enseigner, et il m'a mis en contact avec MDS.

Mon premier jour sera en mars 2022 pour des Master 1. Je sais déjà à peu près comment je compte m'organiser. Je leur demanderai de mener un projet de A à Z par équipe afin d'apprendre à travailler ensemble, mais aussi et surtout d'apprendre par la pratique.

Bien sûr, je serai là pour leur donner les bases avant, répondre à leurs questions et les aider si besoin.

Qu'est-ce que tu préfères dans ton métier ?

Le côté créatif. D'extérieur on ne voit pas forcément cette facette-là du métier. On imagine plutôt les développeurs comme des geeks toujours derrière leur écran, qui tapent des lignes de code à répétition.

Tu te dis : « c'est des geeks à lunettes, ils mangent des calculettes » | Alexandre D'agate, 2021.

Pourtant ces lignes, elles servent à faire le visuel d'un site, d'une appli ou d'un jeu, mais aussi à construire tout l'aspect fonctionnel. Effectivement, il y a un côté scientifique, mais c'est le mélange du scientifique et du créatif qui me plaît. On part d'une page blanche et on crée tout ce que notre cerveau voit.

Pour moi, le développement c'est une forme d'art

Comment tu te vois évoluer plus tard ?

J'ai un projet personnel qui est de partir vivre à l'étranger. J'ai cette idée en tête depuis un long moment maintenant, un peu à la "American Dream".

Au lycée déjà, je voulais partir étudier une année à l'étranger, mais je n'avais pas assez d'argent. Seulement, plus le temps passe et moins j'ai de chance de pouvoir expérimenter tout ce que je voudrais.

Top 3 des pays où je voudrais vivre :

  • Canada
  • Angleterre
  • Suisse (pour avoir une maison au bord du lac)

Avant ça, je pense effectuer encore un bout de chemin chez Helyx. Si je reste au sein de l'entreprise, mon but serait de passer chef de projet. Mais dans l'idéal j'aimerais réaliser deux rêves : partir vivre à l'étranger et ouvrir une succursale là-bas. A ce moment là, j'aurais plus le rôle d'Arthur (CEO), du moins au départ.

As-tu des conseils à donner en ce qui concerne la transmission au sein d'une entreprise ?

Pour moi le meilleur conseil, c'est de donner plus de responsabilités aux stagiaires et alternant(e)s. On doit considérer tout le monde comme ses pairs, peu importe son statut.

En ce qui concerne la transmission, ce que je peux dire, c'est de ne pas en avoir peur. J'ai remarqué que certains craignaient de voir la personne devenir plus compétente qu'eux. Mais tant mieux, si c'est le cas

On a aidé quelqu'un à se propulser encore plus haut que soi, c'est ce qu'on voudrait pour nos enfants, non ?

Il ne faut pas être radin sur la transmission de savoirs, il faut donner donner donner !

Plus d'articles

© 2019-2021 All Rights Reserved.

By clicking “Accept All Cookies”, you agree to the storing of cookies on your device to enhance site navigation, analyze site usage, and assist in our marketing efforts.